English version
Mission-Partage


Nouvelles

Blogue 16 Calcutta - NIRMAL NIKETAN

Blogue 14 Calcutta - Le départ

Blogue 12 - Calcutta

Blogue 10 - Calcutta

Blogue 8 - Calcutta

Blogue 6 - Calcutta

Blogue 4 - Calcutta

Blogue 2 - Calcutta

Blogue 15 Calcutta - ANECDOTES ET FAITS DIVERS

Blogue 13 Calcutta - L’aéroport

Blogue 11 - Calcutta

Blogue 9 - Calcutta

Blogue 7 - Calcutta

Blogue 5 - Calcutta

Blogue 3 - Calcutta

Blogue 1 - Calcutta

Blogue 16 Calcutta - NIRMAL NIKETAN

Blogue 16 Calcutta - NIRMAL NIKETANEn 2008, nous avons acheté un terrain tout à côté du refuge/école ANANDA PALLY  qui dessert une population de 250 jeunes garçons et filles âgés entre 3 et 17 ans.    En 2009, nous avons commencé la construction du refuge pour jeunes handicapés physiquement.    Nirmal Niketan sera en mesure de recevoir ses premiers protégés en 2010.  A travers ce refuge/école nous leur donnerons accès à l’éducation scolaire et l’apprentissage d’un métier adapté à leur handicap afin de les sortir du monde de la mendicité.   Merci à chacun de vous de contribuer à leur redonner dignité et espoir.

Blogue 16 Calcutta - NIRMAL NIKETAN Blogue 16 Calcutta - NIRMAL NIKETAN Blogue 16 Calcutta - NIRMAL NIKETAN Blogue 16 Calcutta - NIRMAL NIKETAN

   

Blogue 15 Calcutta - ANECDOTES ET FAITS DIVERS

Le rat: 

Dans le dortoir où j’habitais, nous disposions comme espace de l’équivalent d’un lit simple.  Nous devions donc mettre nos valises sous le lit ainsi que tous nos effets personnels. 

Le midi, en revenant de Kalighat, souvent je prenais comme dîner des fruits.  Une journée, je m’étais acheté deux mangues et une pomme, et comme il faisait très chaud, j’avais moins faim et il m’était resté une mangue.  Après l’avoir bien enveloppée dans mon sac de plastique et m’être assurée que le sac était bien attaché, je l’ai glissée sur mon sac à dos en dessous de mon lit, me disant que je pourrais la manger comme collation en soirée ou encore demain midi.

Le lendemain midi, je reviens de Kalighat, j’arrête m’acheter quelques biscuits secs pour manger avec ma mangue.  Arrivée au dortoir, je m’installe pour manger et à ma grande surprise, mon sac est percé et il ne me reste que le noyau de ma mangue avec un peu de chair autour, le « mausus » de rat qui rodait autour était venu se faire un snack dans mes affaires.

Le soir venu, le fameux rat est revenu.  Il fouillait dans toutes mes choses et m’empêchait de dormir.  Tout ce que j’entendais c’était le froissement des sacs dans lesquels il fouillait (sac de linge sale et sac de sandales).  La deuxième nuit, même stratagème, il prenait sa chance de passer et voir s’il y avait un buffet ou non.  La troisième nuit et les nuits suivantes, je l’ai devancé..., tous les soirs je lui laissais sur le plancher à côté de mon lit deux biscuits secs, il s’en retournait tout heureux et moi je pouvais finalement dormir.

Le langage visuel : 

Une des choses qui me fascine en Inde c’est le langage visuel.  Les gens gesticulent énormément et leur visage parle pour eux.  D’ailleurs, souvent au lieu de répondre oui à une question, ils vont tout simplement hocher la tête de côté.  S’ils sont incertains, ils vont hocher la tête rapidement d’un côté et de l’autre. 

Une journée où j’étais dans l’autobus, le collecteur demande à la personne où elle va.  Le monsieur lui donne sa destination.  Le collecteur ayant mal compris lui demande de répéter, le monsieur a alors ouvert grand les yeux et a répété sa destination.  Le collecteur le regarde à nouveau et hoche la tête de l’avant en avançant le menton en signe de, “où tu dis?”  Le monsieur ouvre les yeux avec impatience et lui répète de nouveau sa destination.  Ce qui était si drôle, c’est que pas une fois le monsieur n’a monté le ton, il ne faisait qu’ouvrir les yeux de plus en plus grand.  J’ai vraiment eu un plaisir fou à les observer.

La douche vaginale:

Cette année la saison des pluies a été très importante.  Même si parfois nous avions de l’eau à la hauteur des cuisses, le réseau d’autobus s’aventurait à nous conduire à destination.   En passant, un autobus qui a de l’eau jusqu’au dessus des roues, ça ne freine pas....ça vibre jusque dans le cerveau.

J’étais donc à l’intérieur de l’autobus et je voyais tous ces gens qui avançaient tant bien que mal sur les trottoirs en relevant leur pantalon ou leur sari du mieux qu’ils le pouvaient. 

Le problème c’est que l’autobus en circulant engendrait des vagues et lorsque ces vagues allaient frapper le long du trottoir, les gens se retrouvaient avec de l’eau au dessus du califourchon.  C’était drôle de voir la réaction des gens  lorsque j’étais à l’intérieur de l’autobus mais lorsque ça été mon tour de descendre dans la rue, je vous avoue que ça saisit assez merci.   On s’entend que ce n’est pas de l’eau bénite...!  C’était pas du tout agréable d’avoir le fessier qui traîne dans de l’eau brune, sans compter que des jeans serrés ça ne se remonte pas plus haut que les genoux..., j’avais donc les pantalons pesants pour travailler cette journée là (j’avais épuisé mon linge de travail car les pluies incessantes nous empêchaient de faire sécher nos vêtements).

Le taureau: 

Sur le voyage précédent, je m’étais fait faire des vêtements de travail car le tissu qui est utilisé en Inde est beaucoup plus mince que les tissus que nous utilisons en Amérique et ce pour à peu près tous les items.  Par exemple, les débarbouillettes là-bas sont tellement minces que l’on voit à travers, par contre cela a l’avantage de sécher presque instantanément.  Le désavantage de nos vêtements c’est qu’ils sont trop longs à sécher à cause du taux d’humidité qui est très élevé là-bas.  Résultat, nous sentons exactement la même chose que les vêtements qui sont oubliés dans une laveuse automatique ici.  Donc, pour éviter tout ces désagréments, je suis allée chez un tailleur pour me faire faire des salwars ($ 10.50 ch. matériel inclus).  Le monsieur a pris mes mesures et m’a demandé de revenir le lendemain après midi.

Le lendemain en finissant à Kalighat, je me rends chez le tailleur afin d’aller récupérer mes vêtements.  Je marche tout le long de la rue très étroite et je croise comme à l’habitude mon taureau qui est attaché le long de la rue.  J’arrive chez le tailleur et son petit atelier est encore fermé.  Je m’informe autour et on me dit qu’il sera de retour après 15hres.  Je regarde ma montre il est 13 hres, donc je décide de retourner sur mes pas et de revenir un peu plus tard.

Je marche depuis une bonne quinzaine de minutes et tout à coup j’entends un drôle de bruit et je sens quelque chose qui me frôle le bras droit.  Sans que j’aie le temps de réaliser quoi que ce soit je m’aperçois que c’est mon taureau qui court à pleine épouvante.  Je me retourne en arrière et je vois une dizaine d’indiens qui cherchent à l’attraper.  Je le regarde aller en me disant que j’ai été super chanceuse, qu’il ne me renverse pas au passage.  Le temps d’avoir cette pensée, il s’arrête brusquement, se retourne et regarde dans ma direction.  Il est à environ 100 pieds moi et il est clair qu’il n’est pas de bonne humeur.  Il continue de regarder dans ma direction, je me retourne et j’aperçois mes indiens qui sont également en attente.  Le coeur me bat à 400 milles à l’heure, je ne sais plus si je dois m’en retourner d’où je viens ou encore continuer mon chemin vers le dortoir (compte tenu que je suis plus près d’où je m’en vais que d’où je viens).  En une pensée éclair, je décide de mettre mon parapluie sous le bras (pour ne pas qu’il pense que je veux l’attaquer) et d’avancer doucement vers lui tout en lui parlant.  Il continue de me regarder mais ne cherche pas à me charger.  Je prie et je décide de continuer d’avancer en longeant le mur car la rue est très étroite (genre ruelle chez nous) tout en continuant de lui parler.  La réaction est bonne, il me regarde et me laisse passer.  Je continue de marcher en essayant de garder un pas régulier, tout à coup j’entends ses pas qui frappent le sol, je sais qu’il court dans ma direction.  Le coeur battant, je me retourne vers lui et il enfile un corridor entre deux maisons qui est à peine assez large pour lui. 

Compte tenu qu’il m’avait laissé passer, les indiens avaient décidé de l’attraper à nouveau et lui dans son affolement repartait de plus belle.

Dieu merci la deuxième fois il est passé à environ un pied de moi mais ne m’a pas touchée.  Je n’ai pas besoin de vous dire que je ne suis pas allée chercher mes vêtements cette journée-là.  Je suis restée bien tranquillement au dortoir à récupérer de mes émotions. 

Accident Amtala : 

Dans les premières semaines où je suis arrivée en Inde, je voyageais entre Zoradokan et Calcutta de façon assez régulière.  Pour ce faire, je devais prendre un auto-rickshaw, qui est en fait une petite voiturette avec un moteur de scooter qui peut contenir 6 personnes en poussant un peu et idéalement 4 personnes.  Eux embarquent régulièrement jusqu’à 9 personnes dans ces petits engins. 

Donc lundi matin je m’apprête à me taper mon 2 heures de route pour me rendre à Calcutta.  À partir de Zoradokan, je prends l’auto-rickshaw qui me conduira à Amtala et ensuite l’autobus qui nous mène à Calcutta.  Il était très tôt le matin et heureusement pour moi nous n’étions que deux à l’arrière du rickshaw et ils étaient quatre à l’avant.  En cours de route, nous avons croisé un camion de livraison de marchandises.  Le camion a empiété sur notre côté de route car il y avait du trafic de son côté, et tout ce que j’ai vu c’est un immense pare-chocs qui arrivait à la hauteur de mon épaule droite.  Par réflexe j’ai tiré l’épaule vers moi et le pare-chocs a déchiré la toile au dessus de nos têtes.  Les deux conducteurs se sont arrêtés pour s’engueuler, les gens autour ont donné raison au rickshaw et ont engueulé le camionneur.  Ensuite chacun est parti de son côté, le conducteur du rickshaw avec sa voiturette endommagée et le camionneur avec son orgueil blessé.  Personne n’a réclamé la police, chacun avait réglé à sa façon.

Accident taxi: 

Dans le district de Kalighat près de la maison de mère Teresa, il y a toujours beaucoup de circulation à cause du marché de Kalighat.  À un moment donné, la circulation est dense et il y a un chauffeur de taxi qui essaie de se frayer un chemin pour sortir de l’embouteillage.  Devant lui il y a une jeep “police”.  Le chauffeur avance, recule, tourne le volant d’un côté puis de l’autre, klaxonne, s’impatiente....donne un petit coup de pédale à gaz trop fort et frappe l’arrière du véhicule de police.

Le policier sort de son jeep, l’engueule comme du poisson pourri.  Le gars est assis bien droit derrière son volant et regarde par terre.  Le policier se passe la main par la fenêtre, le tourne vers lui et avec l’autre main lui fout 3 ou 4 claques à la figure et ensuite lui ordonne de s’ôter du chemin.  C’est ce qu’on pourrait appeler des “contraventions interactives”...tu as le choix entre un billet ou une claque sur la gueule...pense vite. 

La conduite automobile : 

D’abord, en Inde, la conduite est inversée, le volant est à droite et les routes sont également inversées par rapport à chez nous.  Ce qui les différencie aussi c’est le fait qu’ils ne conduisent pas, ils klaxonnent pour se faire repérer par les autres conducteurs.  Ils ne s’occupent pas de ce qui se passe sur les côtés ou en arrière, ils s’occupent d’éviter ceux qui font leur chemin en avant d’eux.  Ce qui veut dire que si tu désires changer de voie, tu ne t’occupes pas de savoir s’il y a de la place, tu prends ta place....celui qui est derrière toi t’évitera car il est concentré sur ce qui se passe en avant de lui et non ailleurs.

Les miroirs sont repliés sur les voitures pour gagner le maximum d’espace.  Il n’y a aucun arrêt qui se fait aux intersections, chacun prend son chemin et l’autre enfile derrière.  Il est très surprenant de constater qu’il y a très peu d’accidents à Kolkata si on prend en considération le nombre de véhicules qui y circulent à chaque jour.  Ils ont une façon particulière de conduire mais ont de très bons réflexes.

Le plein d’essence : 

Une autre chose qui sort de l’ordinaire, lorsque les autobus font le plein d’essence, ils le font en cours de route avec les passagers à l’intérieur.   L’accès au réservoir se fait à l’intérieur de l’autobus.  Il faut donc faire déplacer les passagers qui sont assis vis-à-vis ce banc, on soulève alors la trappe du plancher et on fait le plein en passant le pistolet par une fenêtre ou encore par la porte avant.

Lorsqu’on manque d’essence en chemin, les femmes demeurent à l’intérieur et les hommes poussent le véhicule jusqu’à la prochaine station d’essence.

Si pour une raison ou une autre le moteur cale et que le démarreur n’est pas en bonne condition, les hommes poussent le véhicule, le conducteur relâche l’embrayage et VROUM nous sommes repartis.

   

Blogue 14 Calcutta - Le départ

Aujourd’hui j’ai dit au revoir à tous mes frères et soeurs de Kalighat.  On s’attache tellement les uns aux autres qu’il est difficile de partir et de les laisser derrière.  Au Canada lorsque je laisse quelqu’un derrière, je sais que cette personne est autonome et qu’elle recevra du support en cas de besoin.  Là-bas ces gens sont laissés à eux-mêmes et je sais que je ne reverrai pas plusieurs d’entre eux.

C’est le coeur gros que je suis partie vers Amtala où Joseph devait venir me reconduire à l’aéroport le lendemain.  À ma sortie du Monica House (dortoir), le garde m’a dit : Ahunty, il y a quelqu’un qui t’attend.  J’étais très surprise car je n’avais donné rendez-vous à personne. 

Je m’avance vers la grille avec mes valises et mon puller rickshaw est là devant moi.  Il est venu me saluer avant mon départ car je lui avais dit la veille que je quittais le lendemain pour retourner dans mon pays. 

Cet homme est une perle.  À chaque fois que j’utilisais ses services pour me déplacer en rickshaw, il était toujours très attentionné.  Il prenait la peine de prendre un linge et d’épousseter le banc du rickshaw avant que l’on s’assoie (Calcutta est une ville très poussiéreuse). S’il y avait des canaux ou des trous dans la rue, il les contournait dans la mesure du possible (selon le trafic).  Il arrêtait toujours le long du trottoir pour nous faire descendre afin de nous faciliter la tâche.  Il était vraiment gentleman et se démarquait nettement des autres.

Il est natif du Behar qui se situe au nord-est de Calcutta, au bord des frontières du Bengladesh.  C’est un homme pauvre qui vit sur la rue avec un de ses fils.  Son travail de rickshaw à Calcutta lui permet d’envoyer un peu d’argent au reste de sa famille qui demeure toujours dans le Behar.

Dans toute sa simplicité et son amour pour l’être humain, il a attendu avec moi l’autobus en mettant une partie de mes bagages dans son rickshaw pour ne pas qu’ils soient par terre dans la rue.  Après 45 minutes d’attente, nous nous sommes décidés à héler un taxi car il semblait définitivement y avoir un problème avec le système d’autobus.  Il a pris la peine de négocier ma course, le moins dispendieux possible, a lui-même mis mes bagages dans le taxi, m’a saluée et m’a fait promettre de revenir le voir lorsque je serai de retour en 2008.

Ensuite, ce fut l’au revoir aux gens d’Amtala.  Ici c’était beaucoup moins triste car je sais que je vais retrouver la majorité d’entre eux à mon retour en 2008, mais quand même certains avaient le coeur gros de me voir partir.  C’est clair qu’en aidant quelqu’un, on vit systématiquement un rapprochement avec la personne. 

La dernière journée, j’ai très peu dormi car nous nous sommes couchés tard et devions nous lever à 3 hres le matin pour nous rendre à l’aéroport de Kolkata (2 heures de route).

   

Blogue 13 Calcutta - L’aéroport

Arrivée à l’aéroport international Netaji Subhash Chandra Bose de Kolkata, l’attente a été très courte et le départ à l’heure.  Le premier vol d’une durée de 10hres jusqu’à Londres s’est bien passé mais nous avons passé au minimum 40 minutes sur la piste pour finalement se rendre au terminal no.4.  J’avais l’impression de faire Montréal-Dorval en avion mais sur la route.

Nous avons ensuite embarqué pour le vol Londres-Montréal.  Aussitôt que l’avion a pris de la vitesse pour son envol, le pilote a freiné au bout de la piste nous disant qu’il y avait un problème avec le moteur droit et que nous devions retourner à l’aérogare pour une vérification.  Nous avons été avisés que notre vol serait retardé ou annulé en raison de ce problème.

Finalement, notre vol a été retardé d’un peu plus d’une heure et nous sommes repartis vers Montréal sans aucune complication.

Je suis donc de retour au bercail alors si vous désirez me contacter par téléphone ou par email, je me ferai un plaisir de communiquer avec vous.

Les photos et vidéos  seront mis sur le web dans les semaines qui viennent et pour votre bon plaisir, je joindrai un bloc ANECDOTES qui, je l’espère, vous fera sourire.  Pour ma part je n’ai pas toujours souri sur le moment mais après coup j’en ai bien ri.

   

Blogue 12 - Calcutta

Kalighat déborde de patients ces jours-ci, les moussons ont commencé à faire leurs ravages.  Plusieurs femmes nous sont arrivées avec des plaies importantes remplies de vers (maggots).  Les infirmières présentes ne suffisent plus à la tâche, j’ai donc contribué à aider aujourd’hui.

Ce type de plaie comme je l’ai déjà dit auparavant a une odeur très particulière (pourriture).  J’ai beau avoir le coeur solide, sincèrement, au nombre où elles étaient, c’était à lever le coeur.  On enlevait les vers par centaines chez certains patients, l’odeur empestait toute la salle.

Une des nouvelles arrivées a toute la moitié gauche à l’arrière de la tête mangée par les vers et une autre plaie sur le dessus du crâne d’environ 3 pouces de circonférence.

Pour les autres, les plaies sont majoritairement au niveau des pieds.  Chez l’une d’entre elles, on voit directement l’os du gros orteil sur toute sa longueur.  Beaucoup de plaies sont entre les orteils, les vers se multiplient et font leur ravage jusque sur le dessus du pied. 

Le pied devient tout gonflé et quand on ouvre (car la peau est super mince comme lorsqu’un fruit est pourri) les vers fourmillent de partout et il faut, avec des petites pinces, les ôter un à un.  C’est une tâche qui est longue, laborieuse et tellement souffrante pour le patient.  Lorsque les plaies sont super importantes, le patient reçoit une injection pour contrer la douleur, mais pour les autres on serre les dents car malheureusement il n’y en a pas pour tout le monde.

Il y a deux causes à toutes ces infections que subissent les gens.  La première est le manque d’hygiène et la deuxième est le manque d’information.

Ces pauvre gens qui vivent à la rue sont tellement limités par l’hygiène qu’ils développent malgré eux ce type de plaie, surtout au temps des moussons où les plaies sont en contact avec l’eau qui est insalubre.  Pour notre part, nous entrons au dortoir et nous nous lavons les pieds sur-le-champ (surtout si nous avons un bobo quelconque) et nous appliquons immédiatement un onguent antibiotique, mais eux n’ont pas cette possibilité.

Pour vous donner un exemple, au dortoir où j’habite, les gens qui nous servent dorment dans l’entrée par terre sur des tapis réservés à cette fin (comme les gens de la rue).

Lorsque je suis arrivée, le manager m’assigne mon lit, il me donne un drap et une serviette.  Je lui demande un deuxième drap pour me couvrir.  Il me dit non, on donne juste un drap, tu as un matelas.  J’ai vraiment dû insister pour avoir deux draps car il n’était pas question que je dorme directement sur un matelas où tout le monde a couché avec des maladies de peau etc... Plusieurs volontaires attrapent la gale, des poux de corps et de tête de cette façon.  Au début cela a été la guerre mais maintenant il me donne systématiquement deux draps à chaque semaine. 

En échange pour le remercier du surplus de lavage que je lui cause, chaque matin avant de partir travailler, je monte mes valises sur mon lit pour faciliter le ménage et je ne laisse rien traîner dans mes quartiers (qui sont en fait un lit simple et le dessous du lit).  On ne dispose que de très peu d’espace dans les dortoirs.  J’ai mis une corde autour de mon lit et je fais sécher mes vêtements là-dessus. Le soir, je mets mes valises en dessous de mon lit (c’est là que le fameux rat vient faire son nid) pour avoir mon espace pour dormir. 

   

Blogue 11 - Calcutta

Les moussons ont rendu difficile la vie de plusieurs personnes qui n’ont pas de toit sur la tête.  Ces gens pauvres qui vivent à la rue sont vraiment à la merci de la température. Hier encore je me suis fait prendre par la pluie, et malgré le fait que j’avais mon parapluie en main, la pluie était tellement intense que je me suis retrouvée trempée des pieds à la tête. Je revenais au dortoir mon souper en mains. En voyant tous ces gens debout dans un recoin essayant tant bien que mal de se protéger de la pluie, je me suis sentie bénie d’avoir un endroit pour habiter et des vêtements secs à me mettre sur le dos.  Nous sommes tellement gâtés par la vie que nous oublions de remercier pour toutes ces petites choses que nous prenons pour acquises (en tout cas, moi j’oublie).

Je regardais les rickshaw qui sont tous des travailleurs sans-abri recroquevillés sur leur banc de calèche pour la nuit avec une toile devant eux pour se protéger de la pluie. Ils ont un travail difficile et physique à accomplir et aucun d’eux n’aura droit à une nuit reposante, mais le travail lui sera au rendez-vous demain.

A Kalighat ce n’était pas vraiment plus facile, trois dames ont dû quitter  le centre parce qu’elles allaient beaucoup mieux et qu’il fallait faire de la place pour d’autres patientes.  Ce sont trois dames sans-abri qui retournaient à la rue. Elles pleuraient et j’avais moi-même le coeur en morceaux parce que le refuge n’était pas prêt. Elles ont été conduites à Sealdah station, là où elles ont été trouvées.

En échange, nous avons reçu une lépreuse et deux autres dames qui sont en très mauvaise condition. La lépreuse a été mise à l’écart car actuellement elle est contagieuse. Elle sera envoyée éventuellement à la léproserie de Titagarth. Elle a déjà perdu tous ses doigts de la main gauche et nous essayons actuellement de sauver ses deux pieds. Elle sera vue par le médecin vendredi prochain et selon le verdict du docteur elle sera envoyée à Titagarth pour être ou soignée ou amputée.  

En ce qui concerne les deux dames, elles ont des plaies importantes avec vers et l’une d’elle a une très forte fièvre. Actuellement beaucoup de patients font de fortes fièvres, il est très possible que ce soit la fièvre typhoïde car une des soeurs l’a contractée récemment.

   

Blogue 10 - Calcutta

Cette semaine nous avons perdu une autre patiente à Kalighat.  Elle était arrivée en très mauvais état.  Elle était à peine consciente et il y avait tellement de pus dans ses yeux que ça recouvrait entièrement la surface de l’œil sur les deux yeux.  Elle a probablement dû être privée de nourriture pendant plusieurs jours avant d’être trouvée car elle était déshydratée et très maigre.

À l’aide d’une cuillère, nous lui avons versé un peu de lait chaud dans la bouche, elle avait au moins le réflexe d’avaler.  Un peu plus tard, nous avons essayé de la faire manger (purée) mais elle ne répondait plus.  Elle a été mise sous intraveineuse mais malgré les efforts des sœurs pour lui venir en aide, elle est décédée le lendemain.

Malgré que se soit une mince consolation, elle est au moins décédée entourée d’amour et dans un certain confort par rapport à ce qu’elle vivait au moment où elle fut trouvée.

L’autre dame dont je vous parlais dans le blogue 5 qui était brûlée sur une grande partie de son corps (dont toute la poitrine) récupère et va de mieux en mieux.  J’admire tellement ces gens pour leur force et pour leur courage. 

Toute la peau de surface (sa couleur) est complètement partie (fondue) du nombril au cou incluant les seins et les deux bras, elle est couleur chair avec une espèce de suintement blanc sur le dessus. Toute la peau de surface (sa couleur) est complètement partie (fondue) du nombril au cou incluant les seins et les deux bras, elle est couleur chair avec une espèce de suintement blanc sur le dessus. 

Elle est consciente depuis son arrivée et jamais nous ne l’avons entendue se plaindre.  Elle a pleuré en douceur à quelques occasions lorsque ses pansements étaient retirés mais c’était tellement rien.  Oui elle reçoit des calmants pour soulager la douleur, mais rien de comparable à ce qu’elle recevrait si elle était admise dans un centre chez nous.

C’est une bonbonne de kérosène (avec une petite pompe sur le côté) qui a explosé au moment où elle faisait la cuisson.

En passant, chapeau à toutes les sœurs et frères Missionnaires de la Charité (congrégation de Mère Teresa) qui ne sont pas nécessairement infirmiers ou infirmières mais qui se donnent à 100 % pour venir en aide à leur prochain sans égard de leur religion ou de leur croyance.  Elles nous permettent (volontaires) de vivre avec elles des expériences humaines uniques qui enrichissent incroyablement nos vies. 

   

Blogue 9 - Calcutta

Cette semaine, les pluies ont été beaucoup plus clémentes, ce qui je l’avoue a fait le plus grand bien.  Avec des températures comme ce que nous avons vécu la semaine dernière, je comprends beaucoup mieux pourquoi les indiens ont tant de maladies de peau.  C’est incroyable ce que notre peau subit dans des conditions semblables. Nous passons d’une journée chaude à une journée pluvieuse.  Lors des journées de pluie, l’humidité est très élevée, donc nos vêtements n’arrivent  plus à sécher adéquatement.  Nous sentons tous le rat mort....nous avons exactement l’odeur qu’ont les vêtements qu’on oublie dans la laveuse.  Compte tenu que nous lavons nos vêtements à la main (dans une chaudière), nous les laissons tremper au moins une heure avec du savon en poudre. Nous essayons ensuite de brasser du mieux que l’on peut avec nos mains pour en extraire le maximum de saleté (vive les laveuses automatiques) et on les tord tant bien que mal.  On passe ensuite au cycle de rinçage, on vide la chaudière d’eau savonneuse et on la remplit d’eau claire (je vous dis qu’elle ne reste pas claire longtemps).  On brasse le tout pour encore quelques minutes, on tord à la main pour en extraire le maximum d’eau et on met nos vêtements à sécher à l’intérieur parce que naturellement dehors il pleut.  Vient ensuite l’étape du rat mort... nos vêtements ne sèchent jamais en profondeur.

La suite n’est pas vraiment plus agréable car compte tenu que nous rinçons tant bien que mal, il reste toujours du savon dans nos vêtements alors lorsque nous avons des périodes ensoleillées ou la température monte, la transpiration mêlée au chimique du savon fait que ça nous brûle et ça nous pique à la grandeur du corps.  C’est vraiment un stress terrible pour la peau.  Si quelqu’un veut faire fortune, venez-vous installer près des dortoirs des volontaires avec une laveuse et une sécheuse automatique.....

Blague à part, oui, parfois c’est difficile mais nous avons la chance que tout ceci soit temporaire. Malheureusement, les gens de la rue ou ceux qui vivent pauvrement ne peuvent pas en dire autant.

 Ma semaine chez les soeurs a été très agréable malgré le fait qu’il nous manquait Sr. Triselet qui a été hospitalisée en fin de semaine dernière suite à une forte fièvre contractée à Kalighat (mouroir de Mère Teresa).  On m’a dit aujourd’hui qu’elle allait mieux malgré le fait qu’elle soit encore très malade, alors merci de la mettre dans vos prières. 

Hier 9 juillet, nous avons perdu une patiente à Kalighat.  Je suis restée à son chevet jusqu’à midi et elle est décédée à 13h30.  C’est une patiente qui était en phase terminale d’un cancer de l’utérus.  Elle avait été admise la semaine dernière, son cancer était généralisé et elle souffrait beaucoup.  Lorsque nous sommes entrés mardi matin, elle baignait dans son sang.  Elle n’avait pas appelé la « massy » (femme indienne) au cours de la nuit pour ne pas déranger. 

Nous l’avons lavée et lui avons mis une couche (une vraie comme on connaît chez nous) afin d’absorber le sang qu’elle perdait.  Elle a immensément souffert avant de mourir.  Elle n’arrivait plus à avaler la médication que nous lui donnions par la bouche et ses veines étaient tellement petites qu’elles éclataient lorsque l’infirmière essayait de la lui donner par intraveineuse.

Cela a été un accompagnement long et difficile compte tenu de ses souffrances car elle a été consciente presque jusqu’à la fin.  

   

Blogue 8 - Calcutta

Les 3 et 4 juillet étaient d’excellentes journées pour apprendre à nager.  La pluie a commencé vers 3 heures le matin pour se terminer tard en matinée. Quand je suis partie pour travailler j’avais de l’eau au dessus des chevilles et lorsque je suis revenue, jusqu’aux cuisses.  C’était la première fois de ma vie que je voyais des autobus faire des vagues. Compte tenu que les roues de l’autobus étaient submergées par l’eau, nous n’avions pratiquement plus de freins. A chaque fois que le conducteur freinait pour laisser descendre quelqu’un, l’autobus vibrait sans bon sens, on le ressentait jusque dans le cerveau.  De voir toute cette eau de l’intérieur de l’autobus c’était drôle, mais lorsque nous devions descendre, c’était une toute autre affaire.  Les gens marchaient sur le trottoir avec de l’eau à mi-cuisse mais avec la petite vague que laissait l’autobus, ils se retrouvaient avec de l’eau au dessus du califourchon.  Plusieurs messieurs ont lancé des cris de mort, quant à moi je peux vous confirmer que ça saisit le québécois…..je me suis mise à parler français automatiquement. La froideur de l’eau est déplaisante mais la couleur l’est également, c’est loin d’être de l’eau bénite.  Par contre, pour la première fois de ma vie, j’ai vu les chauffeurs de Calcutta rouler tranquillement.  Ils n’avaient pas le choix car l’autobus étant plus léger, ils avaient très peu de contrôle.  Ils roulaient vraiment doucement en ligne droite mais ils ont roulé toute la journée.  Certaines rues étaient complètement inondées, donc fermées.  Les quelques uns qui s’aventuraient avaient de l’eau jusqu’à la taille.

Quant aux sœurs, elles étaient bien contentes de voir arriver les quelques volontaires qui avaient choisi de braver la tempête.  Le déjeuner était plutôt sec, compte tenu que plusieurs livraisons (entre autres les bananes) n’avaient pu être faites à cause de la température.  Les patients n’avaient que trois tranches de pain chacun, avec du beurre que sur la première tranche afin qu’il y en ait pour tout le monde.  Ils trempaient leur pain dans leur thé pour que ce soit moins sec. 

Le fait que nous étions beaucoup moins nombreux a rendu le travail plus ardu.  Il fallait remplir les même tâches qu’à l’habitude mais nous étions la moitié moins de volontaires pour le faire.  Les sœurs qui arrivent de la maison mère pour travailler à Kalighat n’avaient pu se rendre, leur chauffeur ne s’étant pas présenté.

Nous avons travaillé fort mais la journée a été très agréable.  Chacun donnait son maximum et tout se faisait dans la joie.  Les quelques sœurs sur place (qui habitent dans l’édifice) riaient et blaguaient avec nous, elles ont vraiment un bon sens de l’humour. 

Lorsque je suis revenue à la maison, je me suis dépêchée à me laver car j’avais faim.  Je savais qu’il me restait une mangue de la veille, je me sentais très privilégiée car les fruits n’avaient pas été livrés dans la ville à cause de la mauvaise température. 

A ma grande surprise, il y en avait un autre qui s’était trouvé privilégié car ma mangue était mangée au trois quart.  Le « mausus » de rat qui rode la nuit dans le dortoir avait déchiré mon sac en plastique et bouffé ma mangue.

Leçon du jour, on ne garde plus de nourriture dans la chambre.  Le problème, c’est que lui il ne le sait pas et il revient tout le temps.

   

Blogue 7 - Calcutta

Une de nos dames qui avait une blessure très sévère au pied gauche a été amputée cette semaine.  C’est terrible quand on sait que c’est une simple chute qui a conduit à l’amputation.  C’est une dame qui vit dans un petit village à l’extérieur de Calcutta.  Sa famille est très pauvre et ils vivent dans une espèce de petite hutte sur un plancher de terre battue.  Il y a déjà plusieurs mois, la dame est tombée et s’est fait une mauvaise blessure (plaie ouverte).  N’ayant pas les moyens d’aller chez le médecin ni d’acheter les produits nécessaires à la désinfection de sa plaie, elle lavait sa plaie dans le petit ruisseau tout à côté de chez elle.  L’eau étant tellement infecte dans ces endroits, l’infection a pris le dessus, les vers ont commencé à se reproduire et quelques mois plus tard, sa famille grattait les fonds de tiroirs pour la mettre dans le train dans l’espoir qu’elle soit acheminée vers le refuge de Mère Teresa. 

L’équipe mobile l’a trouvée près de « Horawh Station » et on l’a effectivement amenée à Kalighat, mais hélas la plaie était trop importante et infectée pour sauver son pied.  Le physiothérapeute qui travaille à Calcutta a déjà préparé sa charte d’exercices pour renforcer sa jambe droite et éviter que les muscles de la jambe gauche s’atrophient.  Elle m’a été assignée comme patiente jusqu’à mon départ afin de l’aider à faire ses exercices afin qu’elle puisse marcher à nouveau.  Avec ses exercices, ses deux jambes seront assez fortes pour recevoir un membre artificiel l’an prochain.  La guérison de l’os et de la peau au niveau de l’amputation demande un bon 9 mois minimum avant de pouvoir subir la pression sur le membre artificiel.  Les membres artificiels qui sont fournis gratuitement sont assez rudimentaires, ce sont des jambes en bois léger avec des attelles.

Cette semaine je lavais des dames dans la salle d’eau.  C’est vraiment un lavage de base.  Le patient s’assoit ou se couche sur un espace en granite (selon sa condition) et à côté de lui il y a un bassin rempli d’eau froide. On utilise un bol à mains dans lequel on puise l’eau, et on lui verse sur la tête.  On prend ensuite un savon qu’on frotte sur un morceau de tissu qui ressemble un peu à ce qu’on se sert pour laver les chaudrons, mais en plus doux, et on lave le patient avec ça, incluant les cheveux.  Ensuite, on rince de la même manière et on l’essuie avec une serviette qui est en fait un linge à vaisselle.  Pour les patients qui sont incontinents, on leur attache avec des nœuds une couche en tissu qui n’est pas plus épaisse qu’un linge à vaisselle, on leur enfile une robe et le tour est joué.

Pour ce qui est du lavage des vêtements, c’est un principe similaire.  On trempe d’abord les vêtements souillés dans un premier bassin afin de déloger les excréments.  C’est ensuite envoyé dans un deuxième bassin où le vêtement sera rincé de nouveau.  Les gros bassins de granite ont environ 4 pieds de large par 6 pieds de long.  A la troisième étape, les vêtements sont acheminés dans un troisième bassin savonneux où les gens vont bouger les vêtements avec un bâton.  L’étape suivante consiste à sortir les vêtements savonneux et remplis d’eau pour les mettre dans un bassin d’environ 1 pied de hauteur par 4 pieds de long. A cette étape, les volontaires vont piétiner les vêtements pour brasser l’eau et en même temps faire sortir la saleté du vêtement.  Pour l’étape finale, les vêtements sont acheminés dans un autre gros bassin pour un premier rinçage et dans un autre pour un second rinçage.  Lorsque les vêtements sont retirés du dernier bassin de rinçage, on les plie en deux autour d’une barre de bois et on tourne dans le même sens pour en extirper l’eau.  Lorsqu’il est bien tordu, on le met dans un grand panier d’osier où il sera monté sur le toit pour le séchage.

Je vais essayer de penser de vous prendre des photos à la fin de mon séjour (lorsque la permission me sera accordée) pour vous donner une idée plus claire du système.

Blogue 7 - Calcutta Blogue 7 - Calcutta Blogue 7 - Calcutta Blogue 7 - Calcutta

  

Blogue 6 - Calcutta

Les moussons tardent à s’installer, nous passons du froid au chaud ce qui rend la température très instable et engendre des orages électriques, des pluies torrentielles et des cyclones.  Les gens locaux nous disent que nous subissons des chaleurs exceptionnelles pour ce temps-ci de l’année.

Le fait que la température demeure très élevée fait augmenter le taux de pollution qui est déjà très élevé à Calcutta.  Il y a de ces journées où les sinus me brûlent parce que l’air est de trop mauvaise qualité.

La majorité de la population souffre d’infection respiratoire causée par ces changements de température qui deviennent infernaux.  Pour ma part, je traîne un bon rhume depuis mon arrivée (1 mois) mais, heureusement pour moi, je ne fais pas de fièvre. 

Plusieurs régions sont aux prises avec une épidémie de fièvre actuellement.  La fièvre est vraiment l’ennemi no. 1 ici car avec les températures élevées, elle devient très difficile à contrôler.

Ces jours-ci, Kalighat a donc une nouvelle vocation de clinique externe (en plus de prendre soin des mourants et des personnes sans logement) car plusieurs personnes viennent chez les sœurs pour recevoir des traitements pour l’asthme ou encore demander de la médication pour contrôler la fièvre et l’infection, pour ensuite s’en retourner chez eux.  Ce sont majoritairement de pauvres travailleurs qui n’ont pas les moyens de se payer des médicaments en plus de leur nourriture.  Les sœurs offrent donc la médication gratuite pour ceux et celles qui sont dans le besoin. Ils reviennent à chaque matin pour recevoir leur antibiotique jusqu’à ce que l’infection soit complètement enrayée.

Le travail chez les sœurs est toujours aussi agréable.  La nouvelle sœur en charge, Sr.Tricelet, met beaucoup d’emphase sur le fait que tous doivent travailler avec amour et compassion. Elle gagne à être connue car elle est très disciplinée et sévère autant avec les patients que les volontaires mais on se rend rapidement compte que c’est pour le bien de chacun.  C’est une femme remplie d’amour qui honore très bien la mémoire de Mère Teresa qui a tant aimé ses frères et sœurs de Calcutta, particulièrement ceux de Kalighat qui a été la première maison de Mère Teresa.

Pour ce qui est des photos de Nirmal Hriday (Kalighat), vous les aurez à la fin de mon séjour car c’est une des règles d’ici, aucune photo ne peut être prise sans permission et cette permission nous est accordée à notre dernière journée de travail.  Je prendrai donc plusieurs photos que je mettrai sur le site web.

Pour ceux et celles qui m’ont demandé de prier pour eux, vous faites partie de mes prières quotidiennes.  Je prie pour vous sur le tombeau de Mère Teresa à tous les matins.

A tous les jeunes qui ont contribué aux levées de fonds, vos photos font fureur.  Il y en a même qui me demandent vos noms.  Malheureusement je n’ai pas retenu le nom de chacun de vous mais sachez que vous faites des heureux ici.  Ils sont super contents de voir le visage de ceux qui leur donnent un coup de main.  Leur sourire vaut mille mots.

  

Blogue 5 - Calcutta

Plusieurs nouveaux patients ont été amenés à Kalighat cette semaine.  Une d’elles a la moitié droite du visage brûlée, les deux seins, une partie de l’épaule gauche, l’épaule droite et le bras droit complètement brûlés.  Je ne sais pas ce qui lui est arrivé, mais le pire c’est qu’elle est consciente.  Au niveau de son bras droit, il y avait des lambeaux de peau qui tombaient sans qu’on la touche lorsque nous l’avons amenée vers son lit.  Pour le moment elle a été mise sous calmant et enduite d’une espèce de crème blanche.  Tout ceci a été recouvert de gaze et, en surface, c’est un genre de papier spécial par lequel elle est recouverte.  On me dit que c’est une technique qui a été développée ici pour traiter certains types de brûlures. 

Il y a également deux autres femmes qui souffrent de blessures sévères aux pieds qui malheureusement les conduiront fort probablement à l’amputation.  Dans les deux cas on voit distinctement les os de certains orteils, les tendons, muscles etc.  Il n’y a plus de chair pour plus de la moitié du dessous du pied.

Une autre vieille dame a été amenée, elle était tellement affamée que je n’arrivais pas à fournir pour la nourrir.  Elle semble avoir souffert d’un ACV car elle a un côté qui n’est plus mobile du tout.  Elle était comme un petit oiseau, la bouche grande ouverte.  Elle n’a presque plus de dents, elle mastique un peu sur ses gencives, avale pour ainsi dire tout rond et ouvre la bouche toute grande pour une prochaine bouchée.  Je lui ai donné une deuxième portion car elle n’était pas rassasiée après la première.  Elle a bu son verre d’eau, mangé quelques morceaux de mangue et ensuite s’est endormie.

Dans l’autre aile, il y a un jeune homme, je dirais d’une trentaine d’années, dont les parties génitales sont complètement absentes.  Il a une sonde pour uriner qui est connectée directement à la vessie.  Tout le reste est ouvert à la chair vive presque jusqu’au rectum.  Il y a complètement absence de pénis ou de testicules et la région près du rectum est encore très infectée.  Teresa me disait que lorsqu’il est arrivé, il était infesté de vers et ce sont ces vers qui ont fait tout ce ravage.

Du côté des hommes, il y a également beaucoup de blessures au niveau des pieds.  Les blessures sont importantes mais semblent en bonne voie de guérison. 

J’admire immensément tout ces gens qui ont des blessures à souffrir le martyre mais qui ne se plaignent jamais.  Le fait d’avoir un toit sur leur tête, de la nourriture dans leur ventre, la sécurité d’avoir la chance de guérir, ils se sentent comblés et endurent leur maux sans rien dire. 

C’est certain qu’au moment ou le pansement est refait il y a pleurs et grincements de dents mais aussitôt que cette tâche est terminée on ne les entend plus et jamais ils ne demandent à l’avance leur médication ou encore de la nourriture, ils attendent que ça arrive.  Ce sont vraiment des survivants, d’autant plus qu’ils sont loin d’avoir l’alimentation que nous avons en Amérique du Nord.

Vivre ici me permet de prendre conscience de l’immense chance que nous avons d’avoir le choix de la quantité et de la variété de nourriture que nous avons à la maison.  Ici le travailleur moyen mange constamment sans aucune exception toujours la même chose jour après jour, semaine après semaine.  Contrairement à nous, les gens mangent pour se nourrir et non pas pour le plaisir de manger.  Depuis que je suis ici, le menu est le même riz, patate, œuf, noix de coco, thé.  Pour certains il y aura une fois dans la semaine du poisson ou du poulet.  Naturellement on parle ici du travailleur moyen de Calcutta, non pas du pauvre qui vit à la rue, ou encore de ceux plus en moyens qui vivent dans les villes plus fortunées de l’Inde.

Nous avons tellement de chance de vivre dans l’abondance de l’Amérique.  Merci à tous ceux et celles qui ont partagé leur abondance avec eux cette année.

  

Blogue 4 - Calcutta

Ma semaine chez les sœurs s’est bien passée malgré le fait qu’il y a eu beaucoup de changement.  Sr. Peline qui était en charge de Kalighat (mouroir de Mère Teresa) depuis déjà plusieurs années, a été transférée à Singapour au cours de l’année dernière.  C’est donc Sr.Trisly qui la remplace.  Plusieurs règlements ont été changés avec la nouvelle sœur en charge mais dans l’ensemble nous nous adaptons bien et le travail en demeure tout aussi intéressant.  Les sœurs sont maintenant en charge de faire les pansements et de donner les médicaments, ce qui nous donne plus de temps à passer auprès des patients et à aider ceux qui ont besoin d’être alimentés au cours des repas. 

Pour plusieurs qui sont sans famille, juste le fait d’être là, de leur tenir la main et de les écouter, ensoleille leur journée.  J’ai également recommencé à m’entraîner comme physiothérapeute car plusieurs d’entre eux ont immensément besoin d’exercice.  Tous ceux et celles qui sont trouvés dans des endroits fermés et qui passent la majorité de leur journée accroupis sur leurs talons n’arrivent plus à étirer complètement leurs jambes après un certain temps.  Nous devons donc leur masser les jambes et les étirer doucement jusqu’à ce qu’ils arrivent à les déplier complètement, et ensuite on les met debout tout en les soutenant pour les faire marcher.  Le but est de les encourager à reprendre un cours normal de vie.  Souvent, à cause de la douleur, ils manquent de motivation pour s’entraîner par eux-mêmes, mais si nous sommes là à les encourager, ils passent au travers et arrivent à faire de très beaux progrès.

Pour le moment, il y a beaucoup plus d’hommes que de femmes à Kalighat.  Les cas sont assez variés, brûlures, blessures importantes aux pieds et aux mains, tuberculose, malaria, gale, forte fièvre, grippe, pneumonie, asthme, cancer, maladie de peau, abcès, déshydratation, etc…

Theresa Volpato qui est la seule infirmière volontaire actuellement à Kalighat (elles oeuvrent avec les sœurs 9 mois par année et ce depuis plusieurs années) s’occupait d’une partie des pansements à faire du côté des hommes.  Je l’ai suivie pour l’assister.  C’est une excellente infirmière qui œuvre vraiment dans le contexte d’amour que lui a enseigné Mère Teresa.  J’admire beaucoup cette femme qui est d’une grande simplicité et qui se donne pour les plus pauvres de Calcutta.

Mercredi de cette semaine, les moussons ont frappé la ville.  Elles étaient en retard d’une bonne semaine car elles auraient dû commencer autour du 8.  Dès l’aube il faisait noir comme en pleine soirée.  Les éclairs étaient de toute beauté, mais le tonnerre claquait à en faire peur.  La pluie s’est mise à tomber et l’eau s’est accumulée d’un bon 10 pouce dans la première heure. Heureusement qu’ensuite la pluie s’est calmée, donc l’eau s’accumulait moins rapidement.  Je me suis promenée sur AJC Bose Road, j’avais de l’eau jusqu’aux genoux.  Les gens et les animaux qui étaient à la rue étaient complètement détrempés et grelottaient de froid. Je suis allée chercher des serviettes au petit marché qui est tout à côté et je les ai distribuées aux gens avec un bon thé chaud. 

Lorsque la pluie arrive, les gens tentent tant bien que mal de s’abriter, mais quand l’eau monte de façon  déraisonnable, ils n’ont aucune chance.  Lorsqu’il y a des orages ici, la température chute de façon très drastique.  Si le ciel se dégage et que le soleil se pointe, les gens ont une chance de récupérer mais si ça demeure nuageux pour le reste de la journée, leurs vêtements n’arrivent plus à sécher, le froid les traverse et les pneumonies s’ensuivent.

Plusieurs d’entre vous me demandaient si je voyais une amélioration d’une année à l’autre, je peux vous dire que oui au niveau de la propreté des rues.  Avant, lors des moussons, il y avait plein d’excréments et de saletés qui faisaient surface dans les rues lorsque l’eau s’accumulait. Cette année c’était nettement plus propre, l’eau était sale mais les déchets et les excréments ne dérivaient pas partout dans les grandes rues, ce qui aidera grandement à diminuer la contagion qui est très élevée lors de la période des moussons.

  

Blogue 3 - Calcutta

Clinique du samedi d’AshaBari.  Cette semaine je vous présente un jeune homme épileptique qui a eu la malchance d’avoir une crise lorsqu’il était à bord du train des travailleurs.  Comme le train est toujours bondé, les gens s’accrochent tant bien que mal pour faire partie du voyage.  Au moment de sa crise, il est tombé en bas du train et a eu les deux jambes sectionnées.  Il est hébergé ici depuis un an déjà.  Brother Das fera des démarches pour essayer de lui avoir des membres artificiels.

  

Blogue 2 - Calcutta

Je n’aurais jamais pensé dire ceci mais j’ai vraiment hâte à la saison des pluies.  Ces chaleurs sont vraiment étouffantes et écrasantes.  Je suis confinée à Amtala car la distance à voyager en autobus entre Calcutta et Amtala (4hres aller-retour) est trop longue pour que je puisse le faire sans risque d’attraper un coup de chaleur.  J’y suis allée cette semaine et j’en ai eu pour deux jours à m’en remettre.  En fait, ce que ça représente, c’est d’être deux heures à l’intérieur d’un autobus qui contient deux fois la capacité qu’il peut prendre en nombre de passagers.  Qu’on soit assis ou debout, c’est totalement épuisant car se tenir debout à transpirer par toutes les pores de la peau pendant 2 heures de temps, où tout le monde se touche dans un espace trop restreint, devient immensément épuisant.  Si nous sommes assis, les gens déposent sur nous leurs bagages afin de pouvoir se tenir adéquatement, sans quoi les risques de blessures sont assurés à 100% (il faut avoir fait au moins une randonnée d’autobus en Inde pour comprendre ceci). Alors le fait d’avoir les sacs des gens sur nous, plus les personnes qui sont debout devant toi, ça bloque totalement toute circulation d’air.  Lorsque j’arrive à destination, je suis complètement épuisée et ma journée ne fait que commencer. Le soir venu, je dois repasser au travers de tout ça pour retourner où j’habite.  Je dois vraiment me trouver un pied-à-terre à Calcutta afin de diviser mon temps entre Amtala et Calcutta.  

Joseph semble avoir attrapé un microbe d’une petite fille qui est venue à la clinique du samedi.  Tout comme elle, il fait beaucoup de fièvre et a une forte toux.  Il a passé la journée au lit, son épouse Lily qui est infirmière en prend bien soin.  La vie est tellement différente ici, on n’a vraiment aucun contrôle sur nos horaires, ce sont plutôt les horaires qui se définissent selon la température et notre système immunitaire.

Ce matin je suis allée à Calcutta, je suis partie très tôt ce matin autour de 6hres.  L’aller a été bon dans l’ensemble si on exclut l’accident que nous avons eu avec le scooter rickshaw pour me rendre de Zoradocan à Amtala.  Les routes étant très étroites et compte tenu du facteur « impatience » causé par les chaleurs qui  aiguisent nos nerfs, tout le monde est en mode survie, même dans la conduite automobile.  Souvent les véhicules passent tellement proche les uns des autres qu’ils égratignent la peinture de l’autre avec leurs miroirs ou les poignées de portes.  Heureusement pour moi, ce matin nous n’étions que trois à l’arrière du rickshaw (parfois nous sommes 4 ou même 5 dans un espace qui ne contient que 3 personnes) lorsque nous avons croisé un camion de transport de marchandises.  Tout ce que j’ai vu c’est le pare-choc du camion qui arrivait à la hauteur de mon épaule droite. Tout ce que j’ai vu c’est le pare-choc du camion qui arrivait à la hauteur de mon épaule droite.  Je savais que ça allait frapper, je me suis déplacée sur la gauche tout en ayant le réflexe de tirer mon épaule vers moi.  Le pare-choc est passé à coté de ma tête et a déchiré le toit du rickshaw.  Les deux conducteurs sont sortis de leur véhicule (nous aussi), ils se sont engueulés un  bon quinze minutes.  La foule autour a donné raison au rickshaw et nous sommes repartis avec un « sun roof » sur notre véhicule.  Le rickshaw absorbe ses dommages, le camionneur passe pour l’incompétent et l’histoire est réglée.  Avec tout ceci, je suis arrivée à Calcutta à 8:30.  Je suis allée faire les commissions dont j’avais besoin à pied, c’était très chaud et humide.

C’est toujours surprenant de voir autant de pauvreté à Calcutta.  Les gens qui vivent sur le trottoir, ou sous des viaducs ou des ponts.  Ces gens là vivent vraiment comme des animaux, directement couchés sur la terre. On peut voir les poux qui sautent dans leurs cheveux tant ils en ont, sans parler des poux de corps et de la gale car ils se grattent constamment.  Ce sont des situations qui sont carrément inhumaines.

Quand je vois tout ce que les gens doivent subir dans des endroits comme ici, je vous dis que mon petit 1 et demi est un paradis.  J’admire beaucoup tous ces gens locaux qui arrivent à survivre dans des conditions aussi difficiles que celles-ci.  Ils méritent grandement qu’on leur donne un coup de main.

  

Blogue 1 - Calcutta

Je suis arrivée ce matin à 5h30.  C’est terriblement chaud et humide, l’air est à peine respirable.  Même si d’une fois à l’autre je sais à quoi m’attendre, on dirait que les cellules de mon corps oublient et c’est un choc à chaque fois. 

La moitié du deuxième vol (+ ou – 5hres sur 11) entre Londres et Calcutta a été très perturbée, nous avons très peu dormi car nous devions redresser nos sièges et attacher nos ceintures à tout moment. J’étais donc fatiguée à mon arrivée et vraiment contente de voir mon frère Joseph qui était là à m’attendre à l’aéroport, comme d’habitude je me suis sentie bienvenue. Compte tenu de l’heure matinale à laquelle je suis arrivée (avant la circulation dense des travailleurs), nous avons mis un peu plus d’une heure pour nous rendre à Amtala.

Je mange peu, (plus ou moins un petit repas par jour et une collation en soirée), je sais que c’est une offense pour les gens d’ici mais je n’arrive vraiment pas à manger avec des chaleurs pareilles.  Pour eux c’est un honneur de nourrir les étrangers qui apportent la nourriture sur leur table.  Ils nous servent en premier et nous offrent ce qu’il y a de meilleur.  J’essaie de faire de mon mieux pour honorer le repas.  Avant d’aller dormir, Lily me prépare un verre de lait chaud dans lequel elle met des vitamines liquides et qu’elle me sert avec 2 biscuits.

Ce soir je me suis mise au lit à 21h30, j’étais épuisée par les deux derniers jours.  Je viens pour me coucher, surprise… une immense «bébitte» court le long de mes valises.  Je dois m’y faire, c’est clair que j’aurai de la compagnie pour dormir car elle ne semble pas vouloir s’en aller et moi je suis trop fatiguée pour me battre avec elle.

Le matin je n’ai pas besoin de réveil car il y a une cloche qui sonne autour de 3h45.  Ce sont les gens du village qui se lèvent pour prier tous ensemble (musulmans).  Ils remercient Dieu pour la protection de la nuit et la bénédiction du jour. 

Les journées demeurent très chaudes.  Joseph m’expliquait que c’est anormalement chaud cette année.  Même les gens d’ici ont beaucoup de difficulté à s’adapter car les chaleurs sont arrivées tout d’un coup, donc eux non plus n’ont pas eu la chance de s’adapter graduellement.

Ce qui rend les choses encore plus difficiles, c’est que pour des raisons économiques, il y a des coupures d’électricité. Elles se font généralement l’après-midi, en soirée et au cours de la nuit.  Je dois donc m’adapter à ceci dans l’utilisation de mon ordinateur portable, le chargement des batteries de mon appareil photo et l’utilisation du ventilateur qui se trouve dans ma chambre.  Je trouve ça difficile mais d’un autre côté, ça me permet de réaliser à quel point nous sommes chanceux d’avoir l’électricité en abondance et que nous le prenons pour acquis.

Une partie de l’argent que nous avons versé au cours de l’année lui a permis de recevoir les greffes de peau nécessaires à son état.Samedi était pour moi la première clinique d’Ashabari depuis mon arrivée.  Je vais essayer d’une semaine à l’autre de relever certains cas  dont je vous ferai part afin de vous rendre plus concret l’impact que vous avez sur la vie de quelqu’un d’autre.

Petite fille de 9 ans Shopira qui a subi des brûlures multiples au niveau du cou et de la poitrineLe premier cas est une petite fille de 9 ans Shopira qui a subi des brûlures multiples au niveau du cou et de la poitrine.  Le poêlon dans lequel sa mère faisait cuire des « chapatis » s’est renversé sur elle et ses vêtements ont pris en feu.  Une partie de l’argent que nous avons versé au cours de l’année lui a permis de recevoir les greffes de peau nécessaires à son état.  Tous les jours elle vient au centre pour faire les exercices d’assouplissement nécessaires afin d’améliorer la flexibilité de ses bras et de son cou.

Conception et réalisation par :
Jessy Lamontagne
Hébergement : Globecité

© Tous droits réservés à  Mission-Partage